Cochonnet mort à la pétanque : règles, cas particuliers et obligations de marquage
Un cochonnet mort rend la mène nulle ou gagnante selon les boules en main.
- Mène nulle si les deux équipes ou aucune n’a de boules.
- L’équipe qui a encore des boules marque autant de points que de boules restantes.
- Limite réglementaire : 20 mètres maxi depuis le cercle, 3 mètres mini.
- Cochonnet non marqué = contestation impossible après déplacement.
- Le marquage au sol est la seule preuve juridique acceptée.
Que se passe-t-il quand le but/cochonnet sort du terrain ?
Lorsqu’un tir envoie le cochonnet hors des limites, le sort de la mène dépend du nombre de boules encore en main. L’Article 14 du règlement officiel distingue trois situations claires. Dans tous les cas, si le but franchit la limite des 20 mètres depuis le cercle ou s’approche à moins de 3 mètres du cercle, il est considéré comme mort, comme le précise l’article 18 expliqué.
- Deux équipes avec boules : Si les deux camps possèdent encore au moins une boule à jouer, la mène est déclarée nulle. Aucun point n’est marqué et on repart pour une nouvelle mène.
- Aucune équipe avec boules : Si tous les joueurs ont lancé leurs boules et que le cochonnet sort du terrain, la mène est également nulle.
- Une seule équipe avec boules : Si une équipe a épuisé ses boules et que l’autre possède encore une ou plusieurs boules, cette dernière marque les points. Elle empoche autant de points que de boules qu’il lui reste à jouer (maximum 3).
Ces règles s’appliquent aussi lorsque le but est déplacé au-delà des 10 mètres au maximum du cercle ou qu’il franchit la distance minimale de 6 m. Dans tous les cas, un cochonnet non marqué au sol ne permet aucune contestation : la mène continue depuis la position où le but s’est arrêté, même si celle-ci est accidentelle.
Marquer le cochonnet : pourquoi, comment et valeur juridique

L’obligation de marquer la position du cochonnet est inscrite dans le règlement de la Fédération Française de Pétanque et Jeu Provençal (FFPJP). Ce geste, souvent négligé par les joueurs amateurs, devient juridiquement déterminant dès que le but est déplacé accidentellement. Sans ce repère, l’équipe qui subit le déplacement ne pourra pas faire valoir la position initiale.
Comment marquer le cochonnet réglementairement
- Trait au sol avec talon ou baguette : tracez un trait net et visible, d’environ 5 à 10 cm, perpendiculairement à la trajectoire de lancer. Le bord du trait doit toucher le cochonnet sans le déplacer.
- Marquer position initiale et déplacements : effectuez un nouveau trait après chaque déplacement officiel (tir validé, boule qui pousse le but). Le marquage n’est pas obligatoire entre deux lancers d’une même équipe.
- Obligation avant chaque nouveau lancer : dès que le but a bougé, un joueur de l’équipe qui va jouer doit marquer la nouvelle position avant de lancer sa boule. En compétition, l’arbitre peut exiger le marquage sous peine de boule annulée.
Pourquoi ce marquage a une valeur juridique
Le trait au sol constitue la seule preuve acceptable lors d’un litige. Si le vent, un animal ou un spectateur déplace le cochonnet et que la position n’est pas marquée, la remise en place est impossible. La mène continue alors depuis la position accidentelle du bouchon – à condition que celle-ci reste dans les limites réglementaires : 20 mètres maximum depuis le cercle pour les seniors, et 15 mètres en compétitions jeunes. Si le but est sorti de ces limites sans avoir été marqué, la mène est annulée.
Le marquage permet également de vérifier que la distance entre le cercle et le but respecte le minimum de 6 mètres et le maximum de 10 mètres pour les seniors, conformément aux mesures au jeu. Un but déplacé qui franchit ces seuils doit être retracé ou, si le marquage fait défaut, la partie repart du dernier point connu. En compétition officielle, l’absence de marquage peut coûter une mène entière.
Que faire quand le but est déplacé par le vent ou un animal ?
Quand le vent ou un animal déplace le cochonnet, la règle est claire : si sa position initiale n’a pas été marquée, il est impossible de le remettre en place. La partie se poursuit alors depuis l’endroit où le but s’est immobilisé accidentellement.
Ce nouveau point de jeu reste valable à condition que le cochonnet se trouve dans les limites réglementaires, soit à 20 mètres maximum du cercle et à 1 mètre de tout obstacle. S’il dépasse ces limites ou franchit les 20 m autorisés, la mène est annulée.
Pour éviter toute contestation, le marquage du but après chaque tir est obligatoire. Sans trait visible, vous perdez tout recours en cas de déplacement accidentel. La partie continue sur la nouvelle position, bonne ou mauvaise.
Changements règlement 2026 : vraies ou fausses informations ?
Ce que disent les rumeurs sur les réseaux sociaux
Des rumeurs circulent sur les réseaux sociaux, annonçant des changements majeurs dans le règlement officiel de la pétanque pour une date proche. Parmi les fausses informations les plus fréquentes, on retrouve :
- Changements majeurs annoncés en ligne : modifications du diamètre réglementaire du cochonnet (actuellement fixé à 30 millimètres) ou de son poids (entre 10 et 18 grammes)
- Aucune source officielle confirmée : aucune publication ni communiqué de la Fédération Française de Pétanque et de Jeu Provençal (FFPJP) ne valide ces rumeurs
- Informations qualifiées de fausses : les prétendues nouvelles limites de terrain (20 mètres depuis le cercle) ou les distances de déplacement mort du but (20 m ou à moins de 3 m) restent ce qu’elles sont
Le règlement officiel actuel reste inchangé
Les instances dirigeantes n’ont annoncé aucune modification officielle du règlement de jeu pour cette période. Les bases restent les mêmes : la distance cercle-but pour seniors doit être comprise entre 6 m au minimum et 10 mètres au maximum, et la distance but-obstacle doit être d’au moins 1 m de tout obstacle. Pour les compétitions jeunes, le plafond de distance est fixé à 15 mètres. Ces rumeurs sont donc à considérer comme de simples informations erronées sans fondement réglementaire.
